Retour au making of de Citrouille. Un peu de relâche dans la tenue de
mon blog ces dernières semaines ?... ça arrive... mais j'ai encore des
choses à vous livrer quant aux coulisses du film, donc continuons !
Voici des exemples de traitement des plans au compositing.
Le classique effacement de supports en tout genre (et oui les objets
volants ne volent pas vraiment, désolée si je tue un peu la magie), le
remplacement des vues par les fenêtres, le recadrage, voire shake caméra
à créer (ok, ici ça se voit pas sur 1 photo isolée...), le
pré-étalonnage, le changement de taille de certains éléments...
Le cas du salon est intéressant : le bazar n'étant pas assez important
sur le plan tourné, j'ai donc beaucoup grossi la citrouille et retouché
l'animation de sa disparition, recadré pour que ça respire moins... et
nettoyé la moquette numériquement !!
Et oui ce plan fut l'ultime plan du tournage : le sol n'était plus aussi
beau qu'à l'installation du décor 1 mois et demi plus tôt !! Et j'ai dû
faire un peu de ménage virtuel !
Je vous laisse jouer au jeu des différences ? En haut les images tournées, en bas les images après compositing.
J'ai commencé ce blog au Québec, en même temps que la post-production son de mon court métrage. Il dévoile une partie des coulisses du tournage et du parcours de ce film d'animation en marionnettes.
Affichage des articles dont le libellé est Making of. Afficher tous les articles
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vendredi 29 juillet 2011
mardi 26 avril 2011
Le jardin : le premier plan du film
Pour créer le jardin manquant dans le "décor du manoir et son parc"
nous avons opté pour l'image de synthèse. Ce n'était pas du tout prévu
au départ. Le décor du parc devait comprendre tout le jardin, et seul le
ciel devait être incrusté... mais bon voilà. Mais le budget de la
production ne pouvait pas assumer le coût supplémentaire de l'image de
synthèse. Heureusement Alexandre missionné pour le compositing 2D
maîtrise aussi la 3D...
Le premier plan du film est un beau mouvement de caméra : il fallait tracker le décor pour que l'intégration de notre jardin suive la déformation de la perspective.
Le premier plan du film est un beau mouvement de caméra : il fallait tracker le décor pour que l'intégration de notre jardin suive la déformation de la perspective.
mardi 12 avril 2011
Création du jardin
Au moment du tournage nous n'avions (faute de temps) que le sol et le
manoir sur ce décor extérieur, il manquait tout le jardin. Voir les
photos du post du 16 février dernier.
Il y avait un premier projet dessiné pour le décor du parc. Puis quand j'ai travaillé à Angoulême après le tournage, j'ai maquetté le parc à partir de photos pour guider Alexandre de façon plus précise. Nous allions devoir trouver comment rendre ce genre de parc sur tous les plans fixes des extérieurs (sous des angles différents), mais aussi sur le premier plan du film avec un travelling arrière. Et cela dans un minimum de temps.
Juliette entre ses 2 "maquettes" de jardins...
Il y avait un premier projet dessiné pour le décor du parc. Puis quand j'ai travaillé à Angoulême après le tournage, j'ai maquetté le parc à partir de photos pour guider Alexandre de façon plus précise. Nous allions devoir trouver comment rendre ce genre de parc sur tous les plans fixes des extérieurs (sous des angles différents), mais aussi sur le premier plan du film avec un travelling arrière. Et cela dans un minimum de temps.
Juliette entre ses 2 "maquettes" de jardins...
lundi 4 avril 2011
Compositing exemple 1
Le décor du manoir a été réalisé au tiers de la taille des
marionnettes pour pouvoir être éclairé et filmé sur notre petit plateau
de tournage. (photo 1/3)
Au départ un décor 3 fois plus grand était prévu (détail du perron), pour filmer les interactions de l''infirmière avec l'escalier et la porte d'entrée. Mais j'ai dû revoir mes plans... nous n'avons eu le temps que de fabriquer un sol. (photo 2/3)
Heureusement pour moi, le décor au tiers de l'échelle était si fin et bien fait (grâce à Emeric Chantier qui a réalisé le manoir en quasiment 48h chrono !) que incruster l'infirmière 3 fois plus grande dessus était envisageable.
Le résultat du plan composité (photo 3/3) est donc composé de 3 éléments : une photo du décor, l'animation de l'infirmière, et le complément arrière plan entièrement recréé par Alexandre Dubosc (je reviendrai sur la création du jardin).
Au départ un décor 3 fois plus grand était prévu (détail du perron), pour filmer les interactions de l''infirmière avec l'escalier et la porte d'entrée. Mais j'ai dû revoir mes plans... nous n'avons eu le temps que de fabriquer un sol. (photo 2/3)
Heureusement pour moi, le décor au tiers de l'échelle était si fin et bien fait (grâce à Emeric Chantier qui a réalisé le manoir en quasiment 48h chrono !) que incruster l'infirmière 3 fois plus grande dessus était envisageable.
Le résultat du plan composité (photo 3/3) est donc composé de 3 éléments : une photo du décor, l'animation de l'infirmière, et le complément arrière plan entièrement recréé par Alexandre Dubosc (je reviendrai sur la création du jardin).
mardi 22 mars 2011
Compositing... le défi !
Le planning n'était pas du tout élastique pour le compositing (comme
le tournage). Il fallait traiter plus de 150 plans à 2 en 2 mois. Cela
revient à faire 2 plans par jours par personne. Mais l'équipe c'était
Alexandre Dubosc et moi. Et en tant que réalisatrice j'étais aussi à
d'autres choses (musique, retakes comédiens...) et donc pas à 100% au
compositing.
Bien sûr certains plans demandent juste un étalonnage, recadrage, resize, et un temps de calcul. On peut en traiter plusieurs dans la journée. Mais d'autres peuvent prendre 2 semaines ou plus !
On repartait donc dans un nouveau marathon ! Sauf que je sortais épuisée du tournage... heureusement il y avait Alexandre : il était plus frais que moi mais surtout il a donné bien plus que ces 2 mois !
Grâce à lui on a relevé le défi et livré en septembre.
Bien sûr certains plans demandent juste un étalonnage, recadrage, resize, et un temps de calcul. On peut en traiter plusieurs dans la journée. Mais d'autres peuvent prendre 2 semaines ou plus !
On repartait donc dans un nouveau marathon ! Sauf que je sortais épuisée du tournage... heureusement il y avait Alexandre : il était plus frais que moi mais surtout il a donné bien plus que ces 2 mois !
Grâce à lui on a relevé le défi et livré en septembre.
samedi 19 mars 2011
Montage express
On a dû monter le film avec Grégoire Sivan à partir de plans pas du
tout finalisés : voir ci-dessous l'allure des rushes des séquences de
début et de fin !
Il fallait boucler le montage avant d'attaquer les effets : pour éviter un travail de compositing inutile car coupé au montage final par exemple, ou pour pouvoir prendre en charge le compositing de nouveaux plans "bricolés" par l'inventif Grégoire pour servir le montage.
Il fallait boucler le montage avant d'attaquer les effets : pour éviter un travail de compositing inutile car coupé au montage final par exemple, ou pour pouvoir prendre en charge le compositing de nouveaux plans "bricolés" par l'inventif Grégoire pour servir le montage.
mercredi 9 mars 2011
Story board
Un outil qui vous suit tout au long de la fabrication du film...
Ci-dessous 3 moments assez distants de la vie de mon story board :
lors du tournage (avec des "trous" laissés par les plans enlevés au fil du tournage), puis sur la même photo au commencement du compositing/effets spéciaux (après le montage), et enfin une fois tous les effets complétés (soulagée) !
Ci-dessous 3 moments assez distants de la vie de mon story board :
lors du tournage (avec des "trous" laissés par les plans enlevés au fil du tournage), puis sur la même photo au commencement du compositing/effets spéciaux (après le montage), et enfin une fois tous les effets complétés (soulagée) !
Pas mal de mois écoulés entre ces 3 moments, on saute de avril à juin à
septembre... et pourtant un temps très court pour traiter 150 plans HD
en post-production sur 2 mois à 2 personnes !! Mais on a dû rester dans
les temps car les dates de l'ONF ne pouvaient pas bouger : pari tenu !
Je vous raconterai comment dans les posts à venir...
vendredi 25 février 2011
Cabine de pilotage
J'avais à ma disposition à Centre Images une station de travail dédiée montage et compositing.
C'est là que : je retravaillais le story board-animatique, préparais le plan de tournage semaine à semaine, découpais les dialogues plan à plan (extrait son pour les animateurs), intégrais les nouveaux plans tournés dans le montage, maquettais les effets spéciaux, mettais à jour le listing des effets à faire en post prod, mettais à jour les chiffres (comptage des images tournées, rythme d'avancement, temps restant... aie ouille), sécurisais les images etc...
L'informatique c'est fantastique... quand ça marche... et sauf Windows 7.
C'est là que : je retravaillais le story board-animatique, préparais le plan de tournage semaine à semaine, découpais les dialogues plan à plan (extrait son pour les animateurs), intégrais les nouveaux plans tournés dans le montage, maquettais les effets spéciaux, mettais à jour le listing des effets à faire en post prod, mettais à jour les chiffres (comptage des images tournées, rythme d'avancement, temps restant... aie ouille), sécurisais les images etc...
L'informatique c'est fantastique... quand ça marche... et sauf Windows 7.
lundi 21 février 2011
Les Hauts Plateaux...
Cédric Mercier plié en deux pour animer sur un plateau trop bas.
Ça n'a l'air de rien comme ça, mais tous les jours de la semaine à ce régime ça vous brise le dos !!
On a réussi ensuite à trouver des parpaings pour rehausser les plateaux sur lesquels Cédric travaillait.
Ça n'a l'air de rien comme ça, mais tous les jours de la semaine à ce régime ça vous brise le dos !!
On a réussi ensuite à trouver des parpaings pour rehausser les plateaux sur lesquels Cédric travaillait.
mercredi 16 février 2011
Mouvement de caméra
Il n'y a au final qu'un seul mouvement de caméra qui ait été fabriqué
au tournage... le premier plan avec un beau travelling arrière.
Ah si on avait eu un beau motion control et des caméras pour filmer live action en HD pour les mouvements de caméra sans animation !
Tous les autres mouvements de caméra sont simulés en post-prod du coup !
Voici la résidence au fond du parc filmée sur fond vert, et l'appareil photo au bout d'un bras fixé au pied boule lui-même sur son bon vieux chariot à manivelle.
Ah si on avait eu un beau motion control et des caméras pour filmer live action en HD pour les mouvements de caméra sans animation !
Tous les autres mouvements de caméra sont simulés en post-prod du coup !
Voici la résidence au fond du parc filmée sur fond vert, et l'appareil photo au bout d'un bras fixé au pied boule lui-même sur son bon vieux chariot à manivelle.
mardi 1 février 2011
Les élastiques c'est fantastique !
Faire en sorte que la marionnette du photographe tienne entre ses mains son appareil photo... ben ça coule pas de source !
Comme aucun mécanisme élaboré n'était prévu (faute de temps et d'argent) nous devions trouver une astuce rapide et pas cher :
coller une main à l'accessoire était possible, mais il aurait fallu décoller en cours de tournage... trop long et consommateur de mains (bousillées après décollage pour épargner l'appareil photo).
On a donc tout simplement utilisé un élastique très peu visible pour mettre les mains en pression sur l'appareil quand il le tient à 2 mains. C'est pas très stable, difficile à contrôler, mais c'est rapide à installer/désinstaller en cours de plan !
Comme aucun mécanisme élaboré n'était prévu (faute de temps et d'argent) nous devions trouver une astuce rapide et pas cher :
coller une main à l'accessoire était possible, mais il aurait fallu décoller en cours de tournage... trop long et consommateur de mains (bousillées après décollage pour épargner l'appareil photo).
On a donc tout simplement utilisé un élastique très peu visible pour mettre les mains en pression sur l'appareil quand il le tient à 2 mains. C'est pas très stable, difficile à contrôler, mais c'est rapide à installer/désinstaller en cours de plan !
lundi 31 janvier 2011
Tournage : Charlotte qui court
Voici un exercice un peu particulier que j'ai demandé à Elodie Ponçon
: animer Charlotte sur fond vert, sans sol réel, et de façon à pouvoir
boucler sa course...
La marionnette est maintenue en l'air pas un bras articulé qui saisit un rig vissé dans le dos de Charlotte (fixation prévue à la fabrication de la marionnette).
Cela m'a permis de la faire courir où je voulais dans la séquence finale du film, et même d'utiliser cette course pour un autre plan qu'on a eu l'idée de créer au moment du montage.
La marionnette est maintenue en l'air pas un bras articulé qui saisit un rig vissé dans le dos de Charlotte (fixation prévue à la fabrication de la marionnette).
Cela m'a permis de la faire courir où je voulais dans la séquence finale du film, et même d'utiliser cette course pour un autre plan qu'on a eu l'idée de créer au moment du montage.
vendredi 28 janvier 2011
Attention les paupières !
La petite fabrique de paupières, pupilles et sourcils... suite !
Les sourcils en pâte Fimo cuite, comme les pupilles et les paupières (ci-après), tenaient sur les visages avec de la cire. On en a fabriqué un petit stock. La seule difficulté était de ne pas faire tomber la boîte par terre : dure de retrouver au sol les sourcils qui ressemblaient à des crottes de souris !
Pour les paupières on prévoyait de les sculpter peut-être en pâte à modeler. Mais pour les animateurs la manipulation serait devenue difficile sur les têtes non amovibles (et même avec la tête amovible du photographe cela aurait considérablement allongé le tournage)
J'avais emporté ma pâte Fimo couleur chair avec moi heureusement... on n'a pas hésité longtemps : des coques-paupières en dure, prêtes à l'avance et rapides à mettre en place, c'est ce qu'il fallait aux animateurs !
Et voilà les stagiaires qui cuisent à tour de bras des paupières... alors c'est très amusant : on ne peut en cuire que 2 ou 3 à la fois (sur des billes de fer de différentes tailles car bien sûr les marionnettes n'ont pas toutes les mêmes globes oculaires !), temps et température de cuisson au jugé (ni four ni thermomètre sous la main), et démoulage avec casse de 2 paupières sur 3 quand on a de la chance. Ouuuais !!
On ne conserva la solution pâte à modeler que pour Madeleine, marionnette peu sollicitée.
La boîte à paupières et la boîte à sourcils, moustaches et autres crottes qui ressemblent à rien.
Les sourcils en pâte Fimo cuite, comme les pupilles et les paupières (ci-après), tenaient sur les visages avec de la cire. On en a fabriqué un petit stock. La seule difficulté était de ne pas faire tomber la boîte par terre : dure de retrouver au sol les sourcils qui ressemblaient à des crottes de souris !
Pour les paupières on prévoyait de les sculpter peut-être en pâte à modeler. Mais pour les animateurs la manipulation serait devenue difficile sur les têtes non amovibles (et même avec la tête amovible du photographe cela aurait considérablement allongé le tournage)
J'avais emporté ma pâte Fimo couleur chair avec moi heureusement... on n'a pas hésité longtemps : des coques-paupières en dure, prêtes à l'avance et rapides à mettre en place, c'est ce qu'il fallait aux animateurs !
Et voilà les stagiaires qui cuisent à tour de bras des paupières... alors c'est très amusant : on ne peut en cuire que 2 ou 3 à la fois (sur des billes de fer de différentes tailles car bien sûr les marionnettes n'ont pas toutes les mêmes globes oculaires !), temps et température de cuisson au jugé (ni four ni thermomètre sous la main), et démoulage avec casse de 2 paupières sur 3 quand on a de la chance. Ouuuais !!
On ne conserva la solution pâte à modeler que pour Madeleine, marionnette peu sollicitée.
La boîte à paupières et la boîte à sourcils, moustaches et autres crottes qui ressemblent à rien.
mercredi 26 janvier 2011
Attention les yeux !
Sur le tournage nous avons organisé une fabrique de paupières, pupilles et sourcils !
Mes marionnettes ont des globes oculaires blancs fixes. Ce sont des petites pastilles de pâte Fimo cuite qui glissent sur l'œil et permettent d'animer le regard. Différents diamètres contribuent à modifier l'expression. Les pupilles adhèrent juste ce qu'il faut pour tenir et rester animables grâce à une cire spéciale.
Nous avions d'abord testé la vaseline mais elle a eu le fâcheux inconvénient de "bouffer" le vernis et la peinture de l'œil (effet vaseline + produit Fimo ?) !!

mercredi 19 janvier 2011
Installation du tournage
Retour sur les coulisses du film !
L'installation à Château-Renault fut sportive : notamment le montage en 4ème vitesse par Ludo et Marie-Zoé de mes décors sur des structures porteuses (récupérées in extremis d'un autre film). Sinon on n'avait plus qu'à tourner par terre, ou sur des tables tout à fait inadéquates, 2 solutions im-pos-sibles... même pour mes formidables animateurs !

L'installation à Château-Renault fut sportive : notamment le montage en 4ème vitesse par Ludo et Marie-Zoé de mes décors sur des structures porteuses (récupérées in extremis d'un autre film). Sinon on n'avait plus qu'à tourner par terre, ou sur des tables tout à fait inadéquates, 2 solutions im-pos-sibles... même pour mes formidables animateurs !
vendredi 10 décembre 2010
Monter avant de tourner
D'abord Grégoire Sivan m'a vivement encouragée dès les premiers pas du
projet. Ensuite ce fut l'envie qu'il soit le monteur du film. Il a
accepté.
Je le sollicitai déjà au stade de l'animatique : pour donner au découpage un rythme dynamique, je voulais son regard de monteur sur le story board.
Ensuite il est intervenu à plusieurs reprises avant le tournage pour toujours réduire la durée ! On a ainsi atteint les 10 minutes de l'animatique "définitif" qui servit à la détection des dialogues.
Quand j'ai dû raccourcir en urgence le film en cours de tournage, Grégoire a encore répondu présent : merci l'ami !
Oh la jolie feuille de détection... qu'il a fallu tout refaire sur le tournage ! Ben oui, plans remontés = dialogues décalés !
J'ai dû retoucher la moitié de mes feuilles de détection : quelle barbe !
Je le sollicitai déjà au stade de l'animatique : pour donner au découpage un rythme dynamique, je voulais son regard de monteur sur le story board.
Ensuite il est intervenu à plusieurs reprises avant le tournage pour toujours réduire la durée ! On a ainsi atteint les 10 minutes de l'animatique "définitif" qui servit à la détection des dialogues.
Quand j'ai dû raccourcir en urgence le film en cours de tournage, Grégoire a encore répondu présent : merci l'ami !
Oh la jolie feuille de détection... qu'il a fallu tout refaire sur le tournage ! Ben oui, plans remontés = dialogues décalés !
J'ai dû retoucher la moitié de mes feuilles de détection : quelle barbe !
jeudi 9 décembre 2010
Salon
Une vieille vieille maquette miniature qui a été très utile !
Je m'en suis servi pour mettre en scène les nombreux personnages dans l'espace du salon : "Ouh lala quel bazar !"
Et puis ça a bien servi pour donner à comprendre l'espace de ce décor à Étienne (story board) ou à Nadine Buss ma chef op ! Nadine a beaucoup préparé le tournage avec moi. C'était très précieux. Et puis la voir croire comme ça en mon projet ça me boostait !
Elle avait conservé la maquette chez elle et vient de me la rapporter.
On peut remarquer 2 personnages attablés qui ne figurent plus dans le film : ce sont Eric et Simone, trop âgés et décédés avant que le film n'entre en production ?... ou bien assassinés au détour d'une réécriture de scénario ?
Je m'en suis servi pour mettre en scène les nombreux personnages dans l'espace du salon : "Ouh lala quel bazar !"
Et puis ça a bien servi pour donner à comprendre l'espace de ce décor à Étienne (story board) ou à Nadine Buss ma chef op ! Nadine a beaucoup préparé le tournage avec moi. C'était très précieux. Et puis la voir croire comme ça en mon projet ça me boostait !
Elle avait conservé la maquette chez elle et vient de me la rapporter.
On peut remarquer 2 personnages attablés qui ne figurent plus dans le film : ce sont Eric et Simone, trop âgés et décédés avant que le film n'entre en production ?... ou bien assassinés au détour d'une réécriture de scénario ?
vendredi 3 décembre 2010
Mathématiques suite
Problème 2 :
Vous avez besoin de 4 mois pour le tournage d'un film.
Mais "la durée du tournage ne sera que de 3 mois" dit le producteur qui ne veut même pas réfléchir (c'est pas grave si le film qu'il produit se casse la gueule, en quoi ça le concerne ?).
Comment allez-vous résoudre cette équation ?
Alors on sèche ?
Ben en fait c'est impossible.
Soit on ne peut pas tourner tout ce qui est prévu.
Soit on trouve une solution gratuite pour transférer le tournage ailleurs et le prolonger... solution que j'envisageais.
Solution : au début du tournage mon animatique faisait 10 min, en fin de tournage le bout à bout faisait 7min30. Et aucun soutien de la production pour accomplir ce tour de force : aucune idée, ni soutien moral, juste des critiques "ah ben il est trop long l'animatique" (ils visionnaient enfin la maquette pour la première fois, après 1 mois et demi de tournage ! Ben oui, pourquoi le faire avant ?)
C'est trop poilant de devoir couper et remonter son film en milieu de tournage, alors qu'on a
déjà des scènes tournées !
Le côté positif c'est que j'ai dû conserver l'indispensable et donc jeter tout
le superflu : le film y a gagné !
Vous avez besoin de 4 mois pour le tournage d'un film.
Mais "la durée du tournage ne sera que de 3 mois" dit le producteur qui ne veut même pas réfléchir (c'est pas grave si le film qu'il produit se casse la gueule, en quoi ça le concerne ?).
Comment allez-vous résoudre cette équation ?
Alors on sèche ?
Ben en fait c'est impossible.
Soit on ne peut pas tourner tout ce qui est prévu.
Soit on trouve une solution gratuite pour transférer le tournage ailleurs et le prolonger... solution que j'envisageais.
Solution : au début du tournage mon animatique faisait 10 min, en fin de tournage le bout à bout faisait 7min30. Et aucun soutien de la production pour accomplir ce tour de force : aucune idée, ni soutien moral, juste des critiques "ah ben il est trop long l'animatique" (ils visionnaient enfin la maquette pour la première fois, après 1 mois et demi de tournage ! Ben oui, pourquoi le faire avant ?)
C'est trop poilant de devoir couper et remonter son film en milieu de tournage, alors qu'on a
déjà des scènes tournées !
Le côté positif c'est que j'ai dû conserver l'indispensable et donc jeter tout
le superflu : le film y a gagné !
jeudi 2 décembre 2010
Mathématiques
Problème 1 :
L'équipe d'un film d'animation avance à un rythme de 7 secondes de tournage utile par jour.
Sachant que la durée totale du film est de 10 minutes, calculez le temps nécessaire au réalisateur pour boucler son tournage ?
Alors on trouve ?
10x60= 600 sec ; 600/7= 86 jours ; 86/20= 4 mois et 6 jours
En étant très optimiste je m'engageai donc à tenir le pari sur 4 mois.
Bien sûr inutile de compter du temps pour les imprévus (pff, y'en a jamais !).
Les imprévus c'est quoi ? Des trucs qui ne se prévoient pas pardi !
L'équipe d'un film d'animation avance à un rythme de 7 secondes de tournage utile par jour.
Sachant que la durée totale du film est de 10 minutes, calculez le temps nécessaire au réalisateur pour boucler son tournage ?
Alors on trouve ?
10x60= 600 sec ; 600/7= 86 jours ; 86/20= 4 mois et 6 jours
En étant très optimiste je m'engageai donc à tenir le pari sur 4 mois.
Bien sûr inutile de compter du temps pour les imprévus (pff, y'en a jamais !).
Les imprévus c'est quoi ? Des trucs qui ne se prévoient pas pardi !
mercredi 1 décembre 2010
Décors
Une des difficultés pour les décors était de les concevoir démontables
et transportables : fabrication à Angoulême, tournage près de Tours.
Pour cette raison et bien bien d'autres (comme l'absence de chef déco sur le film...), la fabrication des décors prit un retard effrayant, presque insurmontable.
Même en révisant le nombre de décors à la baisse, à 3 semaines de les livrer il restait encore : 3 décors extérieurs à faire entièrement, 3 décors intérieurs à finir, et les structures porteuses à trouver (pour fixer les plateaux à une hauteur de travail acceptable au tournage)
Heureusement mon co-producteur des Trois Ours (Olivier Catherin) me trouva du renfort qui accomplit un vrai tour de force : finir, livrer et installer les décors au studio de tournage à la date prévue !! Et en plus c'était vraiment beau.
Je dois une fière chandelle à Marie-Zoé Legendre, François Tossan, Emeric Chantier, Ludovic Pierre et toute leur bande de copains.
Et un grand merci à Agnès, Cerise et Jonas qui ont fini tous les éléments décor et accessoire manquants au cours du tournage (en particulier la première semaine dans un speed d'ENFER !!)
Rémy Nardoux à la construction du salon à l'EMCA, et un comparatif :
mes ambitions de départ et le résultat dans le film... satisfaction !
Pour cette raison et bien bien d'autres (comme l'absence de chef déco sur le film...), la fabrication des décors prit un retard effrayant, presque insurmontable.
Même en révisant le nombre de décors à la baisse, à 3 semaines de les livrer il restait encore : 3 décors extérieurs à faire entièrement, 3 décors intérieurs à finir, et les structures porteuses à trouver (pour fixer les plateaux à une hauteur de travail acceptable au tournage)
Heureusement mon co-producteur des Trois Ours (Olivier Catherin) me trouva du renfort qui accomplit un vrai tour de force : finir, livrer et installer les décors au studio de tournage à la date prévue !! Et en plus c'était vraiment beau.
Je dois une fière chandelle à Marie-Zoé Legendre, François Tossan, Emeric Chantier, Ludovic Pierre et toute leur bande de copains.
Et un grand merci à Agnès, Cerise et Jonas qui ont fini tous les éléments décor et accessoire manquants au cours du tournage (en particulier la première semaine dans un speed d'ENFER !!)
Rémy Nardoux à la construction du salon à l'EMCA, et un comparatif :
mes ambitions de départ et le résultat dans le film... satisfaction !
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